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A partir de ce jour, le vendredi 13 mai 2016, vous trouverez ici une série d'éléments qui vont servir, sous vos yeux, à l'élaboration du livre infini - "Soldata Sana ou les Mille et une vies de Marosa Morisi Jones". — Si vous voulez vivre une aventure assez époustouflante, abonnez-vous ci-dessus. Merci. Grazie. Thanks. Et toutes sortes de Danke et de Gracias... IN ENGLISH : From now on you shall find a rolling patchwork of "The thousand lives of Marosa Jones", the infinite book. If you want to know more get to my facebook "Mario Absentès Morisi". Or click on the links at the bottom of this page. IN ITALIANO : D'ora in avanti potrete seguire la composizione passo passo ma nel disordine di "Soldata Sana, le Mille e una vite di Marosa Jones". Per saperne di pù - fare Fb Mario Absentès Morisi. — Buon viaggio, sara un avventura allucinante che durera... una vità !

LES MILLE ET UNE VIES DE MAROSA JONES

LE LIVRE INFINI - Version française

Quand et à partir de quoi raconter une histoire ? Comment faire le tri entre l’histoire proprement dite et les événements qui l’ont rendue possible ? Qui et quoi éliminer au moment de la raconter ? Toutes les histoires sont des affaires qu’on a du mal à élucider. Pour qu’on puisse vraiment les raconter, il faudrait convoquer une foule de témoins, faire déposer les parents et les amis sous serment... Classer les témoignages... Instruire le dossier pour leur garantir un procès équitable avec son cortège de procureurs, d’avocats, de juges et de jurés populaire. Elaborer une arborescence, concevoir un algorithme, présenter des variantes...

Extraits de la deuxième partie, sous-chapitre 01

1.

« L’histoire et l’expérience nous montrent, a expliqué le Pr. Avery Broderick, que lorsque nous aurons cette nouvelle fenêtre sur l’univers, nous trouverons des choses totalement différentes et inattendues. Cela s’est déjà produit en astronomie. Quand nous avons ouvert des fenêtres dans le spectre des rayons X et des ondes radio, nous avons découvert un univers totalement différent. »

Pour le lecteur italien, la saga de Marosa Jones ne commence pas dans un cinéma de Flatbush Brooklyn, encore moins dans un hangar transformé en maison d’édition sur Bedford Avenue, mais le long de la Nure, torrent qui descend des Apennins jusqu’à la plaine du Pô, d’où l’on aperçoit les flancs boisés d’une série de collines et d’éperons. Mais laissons nous porter par les images qui succèdent à celles d’Astoria dans le Queens...

A Bettola, bourg de 3 000 habitants situé à 40,47° de latitude Nord et 9,37° de longitude Est et à 329 mètres au-dessus du niveau de la mer, on ne trouve ni gratte-ciels, ni raffineries, ni Kings Theater, et encore moins de guerre des gangs.

Ce que l’on trouve en revanche, c’est une place à l’italienne couvrant la surface de trois terrains de football, des façades ocre, vert clair et terre de Sienne qui incendient les regards à l’heure du crépuscule, un clocher à taille humaine à la manière toscane, un alignement d’arbustes et, embrassant le ciel de son regard de marbre, une statue de Christophe Colomb à la blancheur aveuglante.

Naturellement, l’endroit est paisible et gracieux. Un sœur à cornette circule entre les tables des terrasses avec une sébile pour la crèche voisine, tandis que les derniers anciens, chapeau à plume, pantalon de velours et chaussures de montagne, commentent les aberrations nationales : monitoire du pape en office, foucade de premier ministre, exclusion du meilleur joueur du pays de l’équipe nationale. Ou bien alors - et cela se produisait de plus en plus souvent - s’informent sur un glissement de terrain du côté de Morfasso ou sur le retour des loups.

Curieux endroit que ce Bettola, vallée qui vit naître un condominium de 21 communes que les historiens ont appelée la magnifique Université de la Val Nure, zone franche imposée aux Visconti, aux Sforza et à François 1er, qui - selon les historiens du cru - fut la patrie de la mère de Christophe Colomb dont la statue trône sur la place depuis 1892. Tout cela au cœur de la voie francigène, route empruntée par les pèlerins et les fuyards quand ils voulaient se rendre à Rome depuis la France, ou s’en échapper.

Abandonnons donc Flatbush, Williamsburg et le quartier d’Astoria dans le Queens, traversons l’Océan et rendons-nous 6 574 km au sud-est de la Grande Pomme. Nous y ferons la connaissance des Sieurs Absentès et Stroppa, deux protagonistes de notre histoire : façon littéro-movie, cela va de soi...

EXTRAITS DEJA PARUS...

Extraits de la première partie, sous-chapitre 05

"ON LE VOIT DE DOS en train de courir sur un pont, puis pleine face à la Sergio Leone ; grand diable dégingandé, le visage tavelé ; des pattes de lapin frisées de chaque côté d’une gueule qui rappelle celle de Steve Buscemi dans « Boardwalk Empire ». En fond sonore, les 3 mn 30 de la b.o. de « Born to be Wild » de Steppenwolf : « Looking for adventure, they are on the highway »... — Travelling de la gauche vers la droite. Le pattes-d’eph de Tombs grelotte à l’hyper ralenti, ses Churchs martèlent le bitume gris violet du Williamsburg Bridge. Defilé de poutrelles par le haut. Impression d’un rat de laboratoire géant pédalant dans une cage en ferraille. De la sueur qui dégouline chaque côté d’un front cabossé. Une queue de rat peroxydée qui tressaute. Des paupières qui tressaillent. Regard d’homme ivre ou défoncé. « Combien de temps pour arriver au bureau » pense Tombs qui n’a pas encore atteint le milieu du pont.

TOMBS N'EST PAS SEUL. Venant vers lui sur les 19 pieds de la coursive piétonne à l’aval du pont, il y avait les obèses en sweater, les crackheads hallucinés, des traders en larmes, les patibulaires blacks en dreadlocks, des hassidics avec leur roue de vélo sur la tête, des femmes en burka noire comme la mort, des joggeuses aussi fluettes que des souris ; des Hare Krishna en vif orange, un cousin éloigné de John Gotti : chaussures pie, pantalon à pinces, chemise de soie ; soit une humanité à n’en plus finir : des types qui allaient mourir le week-end, des meuffes que leur mec allait laisser tomber, d’autres qui perdraient leur boulot, des junkies qui se feraient arrêter par la police ou finiraient leur carrière au fond de l’East River.

OCCUPE à ne pas passer au travers du bastingage, impressionné par la rouille et le métal élimé, le jogger en zonblou percute et renverse une Satmar enceinte. Il veut la relever mais elle lui crache à la gueule et parle de son avocat.

RETOUR SUR IMAGE : Tombs râle et ahane : ses mollets se contractent aux limites de la crampe. Combien de miles entre son penthouse d’Essex Street et Bedford Avenue ? Plus il avançait, plus Brooklyn s’éloignait. Les blue meanies étaient après lui, ma parole ! Ils avaient installé un aiguillage dans son espace-temps." ( A SUIVRE...)

 

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C'ERA UNA VOLTA ROBERTO BAGGIO

Au pays de Pavarotti, on chante l’amour, la beauté, la victoire, et Roberto Baggio qui est un peu tout ça. Baggio, la chanson le dit, n’est pas un mirage. Il est réel de manière douloureuse, presque bouleversante. C’est un footballeur mais décrire Baggio comme un simple joueur de football, c’est dire que Mona Lisa est une peinture. Baggio est un créateur, un inventeur, l’interprète du plus grand art populaire du monde ”  — Michael Farber, Sports Illustrated, 1993... — On entend rugir la critique. Que de grandiloquences pour un spécialiste de la maltraitance du cuir et du bon goût. Pourquoi ne leur donne-t-on pas un ballon à chacun. Du pain et des jeux, une aliénation de plus...

 

DANS LA VILLE AUX MILLE COUPOLES

Le chihili se faufilait et jetait des langues de sable sous la porte. Du vent, toujours du vent, la saison des fous. Abou tournait et se retournait dans son lit, le muezzin allait tirer les fidèles du sommeil et la fourmilière humaine se remettrait en marche. Al-Ouadi-Souf : la « rivière de laine », un nom contaminé par Bab-el-Oued, le quartier des années de braise et de la discorde ; rien à voir avec cette oasis dans la houle de l’erg et sur la mer du temps.

 

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Multiplier les facettes, produire de la différence...

En mai 1947, dans une lettre adressée à un neurophysiologue de Prague, une des rares lettres signées de sa main, Bulgari écrit : — « Mon Dieu, qui n’en est pas un, est passé maître en la matière d’avatars et de métamorphoses. Et vous iriez jusqu’à prétendre que sa volonté de multiplier les facettes, de produire de la différence, de relativiser les aspects dominants et d’inciter la conscience à plus de modestie est irrecevable ? Vous êtes drôle à en mourir, mon pauvre Lazslo...